Quand la satisfaction d’avare d’Harpagon rencontre celle de Jérôme Descamps d’incarner le personnage sur scène.
Jérôme Deschamps sur la scène du Parvis lundi et mardi avec L'avare / photo Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
Il est sur scène du Parvis en Harpagon, au milieu des autres comédiens de la pièce. Et il est bien. Le plaisir d’être là, de monter enfin son Avare, celui de se retrouver dans le rôle tenu par Jacques Dufilho qu’il regardait sur la scène du Théâtre de l’Atelier quand il avait 15 ans, celui de concrétiser un vieux rêve dit-il. Le plaisir de Jérôme Deschamps se lit dans ses yeux et sur son visage aussi rayonnant qu’un Harpagon puisse l’être. C’est presque un plaisir crépusculaire, il pourrait s’arrêter là, et cet article aussi.
Mais ce serait faire peu de cas de la belle mécanique de cet Avare. Pas besoin de décors d’époque ni de beaucoup d’accessoires. C’est plutôt en s’appuyant sur le texte de Molière stimulé par des répétitions, par des onomatopées, par un humour loufoque qui rappelle les Deschiens que Jérôme Deschamps trouve la formule qui donne vie à la farce. Et faire de cet Harpagon un personnage de comédie. Même s’il s’emporte, s’il hausse le ton, s’il soumet à la question ses proches, ses domestiques à défaut de pouvoir soumettre à la question le monde entier. S’il cherche querelle, s’il marie ses enfants plus de force que de gré. Un personnage de comédie, l’incarnation du ridicule dans ses obsessions, dans sa façon de penser et dans sa quête sans limite. Mais aussi un personnage attendrissant par le regard que le texte et la mise en scène a sur lui. Et par l’image satisfaite qu’il a de lui-même et de ses affaires qu’il trouve bien menées. C’est là que le plaisir de Jérôme Deschamps n’est pas (qu’)un plaisir égoïste. Son plaisir et le plaisir d’Harpagon sont à l’unisson même s’ils n’ont ni la même origine, ni la même destinée. C’est avec cet équilibre que la farce se met à fonctionner, retrouve une énergie et une simplicité qui échappe aux approches quelquefois trop savantes du texte. Et même si Jérôme Deschamps cabotine un peu, on ne peut pas vraiment lui en vouloir car ca fait aussi partie de la formule qui donne à la pièce de Molière une fraicheur et une spontanéité auquel le public du Parvis ne résiste pas.
Macha Makeïeff plays with classical conventions and a touch of modernism to bring the monument to life and breathe new life into this new Don Juan. But the statue of the Commander remains too…
Macha Makeïeff plays with classical conventions and a touch of modernism to bring the monument to life and breathe new life into this new Don Juan. But the statue of the Commander remains too…
Macha Makeïeff plays with classical conventions and a touch of modernism to bring the monument to life and breathe new life into this new Don Juan. But the statue of the Commander remains too…
Alors qu'elle présentait La Fuite au Parvis quelques semaines après l'avoir créé dans son théâtre, La Criée à Marseille, Macha Makeïeff nous accordé une interview pour parler de ce…
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.