| juin 2008 |
Paroles
de fin de vieEtre membre de la SP², Société Pyrénéenne des Soins
Palliatifs, est certainement une expérience de vie éprouvante. Ils ne sont
ni médecins, ni psychologues, mais simplement là pour apporter un peu
d’humanité, au moment où c’est le plus précieux, accompagnant les malades
Tarbais avec leur ce qu’ils ont de plus chaleureux, par des mots ou leur
simple présence. Après une journée passée auprès de malades que la médecine
à renoncé à soigner, il faut trouver un moyen d’absorber, de digérer,
d’expulser toutes les émotions vécues. Les psychologues qui suivent cette
trentaine de bénévoles leurs donnent des outils pour gérer cette charge,
mais il n’est pas sur qu’ils aient envisagé la solution que Marie-Thé
Laclaverie utilise : elle écrit.
Depuis neuf ans, elle évacue la surcharge affective en noircissant des
pages blanches : « quand je revenais de mes rencontres avec mes grands
malades, dont la souffrance était trop insupportable, quand mon cœur était
lourd, mon émotion trop forte, mes nuits sans sommeil, j’avais besoin
d’écrire pour alléger cette douleur qui me broyait ». Ecrire pour panser ses
meurtrissures. Un rituel intime dont elle parle peu, par pudeur en quelque
sorte. Le jour, elle partage des moments uniques avec ceux qu’elle
accompagne, des paroles essentielles au moment où il ne reste plus que les
mots. Et le soir, elle écrit sa journée, elle se décharge ce qu’elle a
ressenti. « Ecrire a été mon exutoire ».
Mais voila, ce qui n’était qu’une façon de gérer ses émotions est devenue
un livre, « Un instant pour toujours ». Une idée lancée par Babedou Avenard,
chargée par Marie-Thé Laclaverie de mettre au propre les neuf années de
textes écrits « avec une écriture de chat » selon ses propres mots. Quelques
manuscrits envoyés et les éditions de l’Harmattan viennent de la publier
dans leur collection « Histoire de vie& formation ».
On regarde d’abord ce livre avec un peu d’appréhension : la fin de vie,
les soins palliatifs ne sont pas des sujets faciles à aborder. Et puis,
accepte de l’ouvrir. Certains le liront peut-être parce qu’ils sont
confrontés par leur vie personnelle ou professionnelle à des situations
comparables. D’autres prendront ce livre comme une invitation à découvrir
les richesses que des relations humaines dévoilent au moment même ou elles
sont les plus précaires. La meilleure façon de le découvrir est sans doute
de venir rencontrer son auteure jeudi, vendredi ou samedi après midi à la
librairie Lhéris.
Stéphane Boularand |
| avril 2008 |
Le
Celtic fait sa compil« Dis Jean-Louis, on pourrait en faire un
disque, de tout ces groupes qui passent chez toi !». C’est le genre d’idée
qui nait à la fin d’une bonne soirée. La plupart de ces idées ne survivent
pas à la nuit réparatrice qui suit. D’autres persistent. C’est ainsi que le
lendemain, Olivier Garochau qui était assis au bar du Celtic la veille,
n’avait rien oublié. Jean-Louis Abadie, patron des lieux, non plus. Ils ont
commencé à réfléchir au projet. Il y a matière ! Le Celtic programme 3 ou 4
concerts par semaine. Faites le compte : il y a de quoi faire un coffret de
10 CD par an ! Il a fallu faire des choix, et ça a été celui du local : ce
sera 16 groupes des Hautes-Pyrénées. C’est même du 100% local : les groupes
mais aussi la pochette réalisée par Nöt de Bagnères de Bigorre, les
enregistrements à La Gespe ou chez Stéphane Elkine à Tarbes.
Quelques mois plus tard, le CD est arrivé, c’est « la compilation
éclectique du Celtic Pub ». Déjà, il est beau. La pochette réalisée par Nöt
est superbe ! Ensuite on découvre ce qu’il y a sur le CD. C’est
effectivement éclectique ! Il y en a pour tous les goûts : ça commence avec
la pop-rock de Nookie pour finir sur le trash des Acariens, en passant par
le rap de Neuroz et les inclassables Bewildered ou Koun Koun. De tous les
styles, mais pas de n’importe quoi : la qualité du travail de ces groupes
est remarquable. C’est un échantillon sonore de cette effervescente et
tumultueuse vie musicale locale qui n’a aucun rien à envier à ce qui se fait
ailleurs. Et c’est toujours la même chose, quand on a apprécié
l’échantillon, on a envie d’avoir le reste. Dis Jean-Louis, c’est pour quand
le volume 2 ? En attendant allez les écouter sur scène !
Alors, comment se procurer ce petit bijou ? Il suffit de pousser la porte
du Celtic, rue de l’harmonie à Tarbes, et de le demander (poliment) à
Jean-Louis, c’est offert par la maison. Faites d’une pierre deux coups :
allez-y un soir de concert !
Sur cet album :
- Nookie : Scream and
shot
- Neuroz : en roue libre
- D.R.O.N.E. : Blues
suck
- Madeleines : La
noyade
- Three dogs : Hospital
- Koun Koun :
Chicken drummy down
- Subcity Stories
: Run
- Bewildered : Kung
fu
- The Underground Children : Listen to Joy Division
- Aghast : Plastic God
disaster
- Space Invasion : Let's go towards
- Kohlhass : Before
anything else
- The Unglytown : Hole digging
- Ozone : C'est eux que je vois s'accroupir
- Dispenser the dispenser : carl
- Acarien : Yes but
why
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